Janvier 2020, le biochar (1er épisode)

Coucou, Fifi est de retour sur son blog ! Nouvelle année, nouveaux projets…

Janvier, mois creux du potagiste ? Non, bien sûr et voici quelques projets entrepris en attendant la repousse…

Projet N°1: le biochar (en 3 étapes)

La théorie en 2 mots: incorporer dans le sol des petits morceaux de charbon dont les nombreuses cavités microscopiques ont été chargées auparavant par des nutriments, bactéries, microbes même, bref tout ce qu’il faut pour booster une fertilité. Faites une recherche Google sur le mot biochar et regardez quelques vidéos YouTube pour en savoir plus. Est-ce que ça marche ? Je n’en ai aucune idée et c’est pour cette raison que je fais ce projet !

3 étapes, c’est faire du charbon le plus pur possible, le charger en éléments nutritifs et l’incorporer dans le sol.

Étape 1, faire du charbon le plus pur possible. J’ai choisi pour ce faire de bricoler un four rocket stove à pyrolyse comme on en voit en quantité sur Internet. Rocket stove c’est pour éviter de faire une usine à fumée et pyrolyse c’est pour avoir la plus grande quantité de charbon à très haut taux de carbone.

Voici les étapes à suivre mais attention, je vous préviens c’est dangereux car le risque d’explosion à la chaleur d’un bidon trop étanche est sérieux. Vous êtes prévenus, ne m’imitez pas ou alors à vos risques et périls !

Remplir un petit bidon de bois. Ce petit bidon doit impérativement être percé à la base avec quelques trous pour éviter qu’il vous explose à la figure et ce n’est pas une blague mais un avertissement. Fermer le bidon avec son couvercle.

Installer le petit bidon dans un plus gros bidon ouvert en haut et en bas. Remplir de bois entre les bidons et sur le dessus à raz bord. L’air doit pouvoir passer par en dessous, c’est pour ça que les 2 bidons sont posés sur les 2 équerres de 5mm d’épaisseur.

Mettre le feu par le haut, le laisser prendre puis couvrir avec une cheminée assez longue pour faire un effet rocket stove. La jonction entre gros bidon et couvercle n’a pas besoin d’être étanche car l’effet d’aspiration de la cheminée va attirer les résidus de combustion vers le haut.

Ça ressemble à ça et ça chauffe vraiment comme le montre le rougeoiement du gros bidon. Pas de fumée à la sortie et donc peu de pollution.

Quand le système tourne à fond, une belle flamme s’échappe de la cheminée. La température mesurée au thermomètre IR est à plus de 500 degrés sur le couvercle posé sur le gros bidon … À l’intérieur du petit bidon, faiblement alimenté en air avec ses petits trous, se déroule une pyrolyse du bois.

Environ 1 heure après, quand tout est refroidi, tous les éléments organiques du bois ont été consumés et il ne reste que du carbone presque pur avec d’innombrables cavités libérées.

Maintenant, il faut réduire le charbon en petits morceaux d’environ 1 cm pour multiplier la capacité d’absorption des nutriments. Une solution qui marche pas mal, c’est de remplir un sac plastique épais et de le piétiner puis de passer le contenu au tamis.

Étape 2, c’est de charger le charbon obtenu en nutriments. Pour cela, j’ai préparé un cadre en bois dans lequel je mélange pour 1/3 du charbon, pour 1/3 du compost et pour 1/3 du fumier de lapins ou de poules.

Et voilà, il n’y a plus qu’à laisser macérer 1 ou 2 mois et je passerai à l’étape 3 qui consistera à l’incorporer au sol et l’utiliser pour une culture comparative pour évaluer son efficacité.

Fifi le jardinier

T comme tomate

La reine ! Parfois capricieuse comme lors de la saison dernière où la moitié des 120 plants plantés avaient fait grève… Cette année, c’est plutôt bien parti grâce aux pluies du printemps et à la chaleur de l’été. 60 pieds pour faire de la cœur de bœuf abondante et des bocaux pour l’hiver, 30 pieds pour le plaisir des tomates apéro (plusieurs couleurs, plusieurs formes…) et 30 pieds pour renouveler les graines de tomates plus exotiques (poivron, noire, jaune…). Comme chaque année, un prédateur pénible: la punaise ! Je ne connais qu’une méthode qui est la cueillette à la main des punaises installées sur les tomates rouges et leur extermination à coup de pelle… Jour après jour, leur quantité diminue. Gant de chirurgien conseillé car elles vous chient rouge dans la main…

S comme salade

Le secret de la salade perpétuelle réside dans un semis tous les 15 jours, une cueillette en mesclin pour conserver la ressource le plus longtemps possible, des variétés résistantes au froid et à la canicule, une plantation en carré de potager pour limiter l’agression des limaces et escargots (les murs sont hauts…), une couverture en polycarbonate pour pousser la température les mois froids et une chasse nocturne à la frontale toutes les semaines pour écarter tout prédateur… Et voilà!

R comme Rhubarbe

Un essai assez récent de semis et un autre de plant récupéré chez Mamytrac. Le plant issu du semis est assez beau car il profite d’un arrosage quotidien. L’autre galère un peu mais tant qu’il y a de la vie, il y a de l’espoir…Pas encore de récolte à ce jour, ne voulant pas affaiblir les plants.

P comme pomme de terre

Un légume que j’apprécie particulièrement. Au potager, c’est un parfait laboureur. Je sème toujours des pommes de terre dans une nouvelle parcelle de potager. Le gonflement des tubercules vont éclater et ameublir la terre. Et sans se fatiguer. C’est un légume facile: on fait un trou, on plante, on attend 120 jours, on ramasse et on se régale ! Cette année, j’ai fait 4 variétés : une que je fais depuis plusieurs années en faisant mes plants (chérie), rosabelle, sirtema et une variété allemande inconnue et très tardive. La qualité et quantité que je récolte me sert d’indicateur pour l’amendement rajouté à l’automne sur la planche.

P comme poireau. 250 individus qui grossissent en carré de potager en attendant une place en pleine terre dans une planche riche en fumier. 2 variétés pour qu’elles se fassent la compétition : graines maison du plus gros poireau jamais vu à la Ventarelle et Bleu de Solaise. Et il faut être patient car le cycle du poireau dure quasiment l’année (semis en février, transplantation en août ou septembre et consommation pendant l’hiver).

O comme oignon

Un des tops 2018 ! Plantés sous forme de bulbilles en octobre dernier, les plants ont bien profité de l’humidité du printemps. Je les vois grossir d’année en année et c’est pour moi un indicateur d’amélioration de la fertilité du sol. 2 variétés : paille et rouge. Les oignons rouges traînent un peu la patte au départ mais à l’arrivée, c’est eux les plus gros…